Évangile selon saint Matthieu chapitre 8, versets 19-22

A la suite de Jésus

19 Un scribe s’approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras. »
20 Mais Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »
21 Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. »
22 Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »

Évangile selon saint Matthieu chapitre 8, versets 19-22

De la mort à la vie

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La consigne de Jésus est claire : « suis-moi ». Est-ce que cela ne suffit pas ? Pourquoi Jésus ajoute-t-il : « laisse les morts enterrer leurs morts » ? J’avoue que j’ai du mal à comprendre. Jésus empêcherait-il ses disciples d’accompagner leurs morts au cimetière ? Cela me paraît incompréhensible. Surtout, cela rejoint une expérience personnelle.
Ma famille a été frappée par deux décès rapprochés. Ces expériences douloureuses me donnent d’entendre cette phrase différemment aujourd’hui. Quand une personne décède, il n’y a pas qu’elle qui meure. Les relations avec ses proches meurent dans la forme qu’elles avaient dans cette vie sur la terre. Selon mon expérience actuelle, une part de nous-mêmes meurt avec le défunt que nous pleurons. Et nous devons accepter de laisser partir ce qui n’est plus pour laisser de nouveau jaillir la vie.
C’est ainsi que je définirais le chemin du deuil : accepter la mort pour accueillir la vie. Cela signifie admettre la mort de la personne aimée et d’une partie de soi. La vie renaît, celle vécue ensemble, mais intériorisée, et celle d'une certaine vitalité qui jaillit au fond de soi.
Jésus ne demande pas au disciple de ne pas enterrer son père. Il lui dit : « Dans cette épreuve du deuil, suis-moi, va vers plus de vie. Accepte qu’une part de toi-même meure en enterrant ton père, afin de pouvoir renaître à la vie. » Quand Jésus nous appelle à le suivre, c’est toujours pour un surcroît de vie : « Choisis donc la vie ! »*


* Livre du Deutéronome ch 30, v 19

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42 commentaires

Chers amis,

Je viens pauvrement m’asseoir dans notre église cybernétique.
Je viens vous demander, à chacun, là où vous êtes,
de prier pour notre jeune ami Thomas,
âgé de quarante ans, avec plusieurs enfants.
Il vient, hier soir, de mettre fin à ses jours.

Dieu sait tout de lui, le clair et le fragile.

" Encore une fois, je vous le dis : si deux d’entre vous sur la terre
se mettent d’accord pour demander quelque chose,
ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux ".

Le Fils a été ému par les amis du paralytique
qui l’avaient porté à travers le toit.
Même si nous ne voyons pas de nos yeux
ce que nous faisons ensemble.
faisons comme eux, si vous le voulez bien,

Tout est dans le Notre Père.

Je vous remercie, fraternellement.

Par Paul (Belgique) 20 octobre 2018 à 13 h 03 Répondre à ce commentaire

Cher Paul,
Un de mes proches a aussi choisi de mettre fin à ses jours. Sur sa tombe est gravé un verset du Ps. 2, 7 : "Tu es mon fils. Aujourd'hui, je t'ai engendré.".

Dans l'espérance et la prière je suis unie à vous, à tous ceux qui n'en pouvaient plus, qui n'en peuvent plus, et à leurs proches.
"La mort de ceux que nous aimons nous mettent au monde". (Jean Sulivan : citation libre). C'est le message de la méditation.
Merci de nous avoir fait part de votre peine.

Par Esperanza 20 octobre 2018 à 16 h 23

Avec vous Paul et avec toute notre petite église cybernétique je prie le "Notre Père" et je confie Paul au Christ et sa maman, la vierge Marie, qui l'ont accueilli, j'en suis sûr, à la porte de l'Amour éternel et sans limites, fraternellement Kat

Par Kat 20 octobre 2018 à 16 h 27

Excuses, bien sûr je veux dire Thomas, kat

Par Kat 20 octobre 2018 à 16 h 31

Soyez assuré de ma prière pour Thomas et les siens.
Avec ce refrain que j'aime particulièrement :
"Tu entends mon cri, tendre Père, Toi l'infinie miséricorde.
Je m'appuie sur Toi, je T'espère, parle Seigneur mon cœur est prêt".

Par Emma 20 octobre 2018 à 17 h 28

"Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »"
Je me demande ce matin par rapport à ce verset: si vous n'aviez pas Jésus pour Dieu, bon, miséricordieux,etc,... vous seriez-vous creusé la tête autant pour trouver une explication qui vous convienne à ce qu'il a voulu dire, ou ce qu'il veut dire pour nous aujourd'hui?
J'aimerais bien savoir ce qu'a fait ce disciple, ce jour-là, en entendant la réponse de Jésus à sa demande...
Prenons ce verset au pied de la lettre: si tout le monde suit Jésus plus personne n'enterre les morts?!... pas étonnant que beaucoup n'est pas suivi Jésus il y a près de 2000 ans. Ceux qui avaient un minimum de respect pour leurs défunts, comment pouvaient-ils réagir à une telle phrase. Encore une image ou un genre de parabole pour s'expliquer? Mais il espérait quoi Jésus en parlant aux gens avec des phrases qui auraient un second sens qu'ils ne peuvent pas comprendre?!...
Alors je ne sais pas si Jésus se met à la portée de ceux qu'ils rencontrent mais pas sûr qu'il est su se mettre à la porte des scribes, des pharisiens, des grands prêtres de l'époque, et de tous ceux qui aujourd'hui ne peuvent pas accueillir son message, "ses messages"...
Maintenant, il pourrait toujours rajouter: entends celui qui a des oreilles!!!...

Par & 20 octobre 2018 à 12 h 11 Répondre à ce commentaire

Poussons le bouchon un peu plus loin et remontons à Tobit, dans l'ancien testament qui entrerait les morts au péril de sa vie... la phrase de Jésus doit elle nous faire comprendre que ceux qui n'étaient pas d'accord avec ce que faisait Tobit, n'étaient peut être pas si loin que cela du Royaume?!... leur seule erreur etzit de vouloir tuer ceux qui n'obeissaient pas a la loi, comme Tobit?!... cette phrase de Jésus est elle là pour "realiser" quelque trait de la loi?!...

Par & 20 octobre 2018 à 12 h 35

Ces versets me font penser à cet autre "Si le grain de blé ne meurt pas il ne peut pas porter de fruits. Mais s'il meurt il porte beaucoup de fruits". Jean 12, 24. Je pense que chacun de nous en relisant sa vie peut voir ces fruits. Bonne journée.

Par Lorette 20 octobre 2018 à 11 h 39 Répondre à ce commentaire

Malgré la douleur

Par Lorette 20 octobre 2018 à 12 h 16

merci SŒUR CARINE!!je suis en pleins deuil et ton témoignage m aide beaucoup !!justement je chercher se que voulais dire JÉSUS!! merci encore!! gloire a notre SAINTE TRINITÉ

Par francine 20 octobre 2018 à 9 h 42 Répondre à ce commentaire

Merci soeur Carine pour cette semaine forte et concrète dans vos commentaires de l'Évangile, merci aussi à toutes pour vos témoignages et prières qui sont une aide précieuse pour moi le soir quand je regarde ma journée dans la prière, de savoir que nous sommes en union les unes avec les autres, met plus de confiance et de paix dans mon coeur, fraternellement kat

Par Kat 19 octobre 2018 à 23 h 34 Répondre à ce commentaire

« Accepte qu’une part de toi-même meure lorsque ton père sera enterré ».
Comme cette phrase m’a touché, vraiment, Sœur Carine !
Chers amis, je vais être un peu personnel.

Mon père est décédé en Belgique
alors que j’avais trente ans, et que je vivais en Afrique depuis trois ans.
C’est un missionnaire, équipé d’une radio ondes courtes,
qui avait appris la nouvelle un lundi matin avant de me l’annoncer.
Un coup de tonnerre dans le ciel bleu.

Il me semble entendre, aujourd’hui, les paroles du Fils me dire :

« Aujourd’hui n’est plus le temps d’espérer retrouver la sécurité de sa force.
ni d’espérer recevoir de lui ce que tu n’as pas reçu.
ni d’espérer entendre ce que tu aurais tant espéré qu’il te dise.

Tu n’as pas la possibilité de comprendre aujourd’hui
comment cela se passera, plus tard.
Mon petit, mon enfant, j’ai vaincu la mort.
Fais-moi confiance,

Je peux te le dire :
Là-bas n’existent que le Pardon et l’Amour,
partagés entre tous les enfants de mon Père.

Je suis venu avec toi, parmi vous tous,
pour sécher aujourd’hui les blessures et les larmes
de vos erreurs et des manques de votre passé.

Suis-moi, frère.
Je suis venu vous montrer, à chacun de vous,
le Chemin de l’Amour infini de Dieu.

Ce n’est pas seulement
grâce à la clarté de votre intelligence
que vous vous retrouverez.

C’est l‘Amour de Dieu qui vous réunira ».

Bonne fin de semaine à tous, vraiment.

Par Paul (Belgique) 19 octobre 2018 à 23 h 00 Répondre à ce commentaire

"Le chemin du deuil, accepter la mort pour accueillir la vie" : la grande difficulté est dans l'acceptation. Comment accepter l'inacceptable? l'intolérable, comme dans les cas de morts prématurées d'enfants, d'adolescents? Accepter? c'est donner du temps au temps...c'est pouvoir trouver une oreille bienveillante...c'est reconnaître la douleur, la regarder en face, oser vivre sa peine...et sur ce site des Dominicains, c'est oser dire que la confiance donnée en cet Amour qui nous accompagne est une aide précieuse sur ce chemin....nous ne sommes pas seuls... l'Esprit Saint invoqué sait mettre sur notre route les rencontres qui aideront à renouer avec la vie...Cet Esprit qui est la Vie agit discrètement , et pourtant l'oreille du cœur "entend" par ce Souffle que nous sommes tous faits pour vivre pleinement.

Par Manette 19 octobre 2018 à 22 h 10 Répondre à ce commentaire

Après le décès d'un proche j'ai été ""harponnée" par une" grenouille de bénitier" qui m'a convaincue de faire le cathé dans son équipe . Elle a été tellement méchante que du coup elle m'a fait sortir de ma grande tristesse en m'obligeant à réagir. Petit moment détente:)). Les voies de Dieu sont impénétrables ! Bonne soirée.

Par Lorette 19 octobre 2018 à 22 h 02 Répondre à ce commentaire

avec matthieu , il nous fait voir jésus proche de nous dans la vie de tout les jours , jésus est vraiment avec nous dans ce monde avec ses joies et ses peines. un vrai bonheur de le connaitre et d'avoir la foi.. encore merci pour ces beaux textes. gi

Par gilberte bovier 19 octobre 2018 à 21 h 52 Répondre à ce commentaire

Pour moi quand une personne meurt elle va à Dieu et on peut la retrouver dans la prière, on peut continuer de lui parler mais cela n'empêche pas qu'il y a toujours un deuil à faire..... et une souffrance aussi

Par Evelyne 19 octobre 2018 à 20 h 48 Répondre à ce commentaire

Oui quand une personne aimée meure... une partie de nous meure aussi !!!
Je l'ai expérimenté de nombreuses fois (malheureusement) et surtout ces derniers temps
Il est vrai que la vie peut renaître après le deuil, mais c'est autre chose !!
La vie continue dit on alors...
Merci pour vos méditations
Je prie pour vous !

Par Cl@udio 19 octobre 2018 à 20 h 45 Répondre à ce commentaire

Merci Sœur Karine de votre commentaire. Pour ma part, j'entends un peu différemment ces versets d'Evangile. Il me semble que Jésus insiste sur la radicalité de son Appel à Le suivre. "si quelqu'un met la main à la charrue et regarde en arrière… " Jésus nous précise bien que Le suivre n'est pas s'installer…. n'est pas non plus une sécurité terrestre…. Les morts : ceux qui n'entendent pas cet Appel à la vraie Vie et ne donneront pas suite pour des raisons diverses. Jésus met en relief l'absolu de Son appel à une vie totalement donnée à Lui, dans l'Eglise, dans notre quotidien…. Bonsoir à tous et bon W-E

Par nicole 19 octobre 2018 à 19 h 46 Répondre à ce commentaire

Merci pour cette réflexion sur la mort. C'est vraiment apaisant et je voudrais que tout le monde entende une telle réflexion. Combien de gens n'accepte pas la mort d'un proche en disant j'en veux au Seigneur et pourtant avec cette réflexion c'est si beau.

Par Marthe Perreault 19 octobre 2018 à 18 h 48 Répondre à ce commentaire

"Quand une personne décède, il n’y a pas qu’elle qui meure. Les relations avec ses proches meurent dans la forme qu’elles avaient dans cette vie sur la terre. "
C'est drôle, mais je n'arrive pas à être "tout à fait d'accord" avec cette phrase... quelque chose m'échappe, et pourtant c'est tout ce qu'il y a de plus concret...
Mais peut être parce que c'est là où j'ai le plus de difficultés: le "relationnel terrestre".
C'est vrai il est plus ou moins difficile de vivre sans la présence physique d'une personne que l'on aime, mais il n'y a pas que la mort qui coupe ses relations.
Et de même il est parfois difficile de vivre une relation avec une personne encore là physiquement mais qui n'est plus vraiment celle que l'on a connu... Et pourtant la vie est toujours là, dans les deux cas; la vie qui enterre les corps et fait parfois "fuir" les souvenirs...
Que reste-t-il de nos amours? Restera-t-il demain un peu de ton sourire?
Aucun endroit pour reposer sa tête, mais possibilité de la reposer en toute chose en acceptant la réalité de la vie, parfois dure... Et Carpe Diem.

Par & 19 octobre 2018 à 18 h 16 Répondre à ce commentaire

Bonsoir &,
Je pense vous comprendre un peu, peut-être.
Ce que vous dites, c'est que la relation avec une personne peut se "couper", on s'éloigne avec le temps l'un de l'autre, ce qui m'est d'ailleurs arrivé à une époque avec mon mari.
C"est que le temps fait son oeuvre et use la relation, chacun évoluant ou pas, à son rythme. Au bout de 41 ans de mariage....mais malgré les hauts et les bas nous nous étions rapprochés, et je garde les bons souvenirs. C'est certain, la vie n'est pas tendre.
Alors, gardons le meilleur, si possible.
( j'aime bien votre franchise et votre "piquant", votre humour grinçant avec une dose bonne humeur et parfois quelques lignes de chansons !! )

Par monette 19 octobre 2018 à 19 h 19

Merci sœur Carine et aussi Marie Jeanne, chère grande sœur, en lisant la méditation j'ai aussitôt pensé à toi, et combien d'autres, comme vous sœur Carine.
"Laisse les morts enterrer leurs morts", comme cette phrase m'a tant fait mal, et aussi m'interroger sur son sens.
Aujourd'hui grâce à vous, je comprends enfin le sens, après le décès d'un cousin, puis de mon mari, il y a 6 mois, j'ai du mal à retrouver la VIE, oui, une partie de moi est morte aussi, et reprendre ma vie m'est difficile.
Mais j'essaie, petit à petit, pour mes fils et ma petite-fille, de reprendre courage et confiance en Dieu et sa bonté, mais les repas de famille avec une place vide…..
Mais nous savons qu'il est là, et qu'il aime nous voir actifs et unis!
La vie continue, sur le chemin même sans toujours voir les pas de Dieu à nos côtés.

Par monette 19 octobre 2018 à 16 h 47 Répondre à ce commentaire

Ma chère monette, j'ai aussi pensé à toi, à ton deuil tout récent et à tous ceux qui ont perdu un être cher. En faisant le tri dans mes papiers, j'ai retrouvé une pochette avec tous les témoignages qui lui ont été adressés. Il était aimé pour son charisme, son dévouement, sa bonne humeur.
Nous avons partagé, toi et moi, notre vie avec des hommes travailleurs, bons pères, bons époux, pudiques, cachant leurs souffrances pour ne pas nous faire de peine. Je me souviens de tes témoignages, chère monette.
Nous savons que nous sommes soutenues par les prières de nos frères et soeurs et que le Seigneur est toujours à nos côtés, confiance petite soeur !
Laissons le temps faire son travail; la vie a encore un bel avenir à nous offrir.
Merci soeur Carine pour cette semaine passée avec nous, que Dieu vous bénisse.

Merci aussi à tous pour vos témoignages.

Fraternellement

Marie Jeanne

Par Marie Jeanne 19 octobre 2018 à 19 h 50

Comme votre témoignage est beau. Marie-Jeanne, sincère et vrai ! Soyez remerciée et avec vous tous ceux et tous celles aujourd'hui. sans oublier sr Carine, qui se sont faits les instruments de Dieu pour consoler leurs frères et sœurs dans la souffrance.

Par Lorette 19 octobre 2018 à 14 h 30 Répondre à ce commentaire

merci pour cette méditation, je comprends mieux cette phrase
merci pour votre témoignage

Par Leelou 19 octobre 2018 à 14 h 17 Répondre à ce commentaire

Moi aussi j'avais du mal à comprendre cette phrase laisser les morts enterrer leurs morts, maintenant avec les explications de sœur Carine je comprend mieux.
Seigneur donne la force et joie d'accepter la séparation .

Par GRANVILLE 19 octobre 2018 à 14 h 01 Répondre à ce commentaire

je suis d'accord avec vous

Par Daniellle 19 octobre 2018 à 18 h 56

Esta vez lo hago en español para poder expresar lo vivido. En un año murieron las tres personas más significativas en mi vida familiar: mi única hermana, mi mamá y una tía. El Señor me dio una gracia, así lo creo, aunque ellas no las volvería a ver físicamente en mi quedaba los enseñanzas, los ejemplos y los valores que ellas habían tejido en nuestra relación familiar. Con mucha frecuencia me acuerdo de ellas después de 10 años de no acompañar físicamente. De algo si estoy segura que ellas están en lo más profundo de mi ser y de mis sentimientos. Me comunican vida y esto es la llegada a la casa del Padre!,

Par Luisa Fernanda Arroyave Vélez 19 octobre 2018 à 13 h 51 Répondre à ce commentaire

Merci pour ce commentaire qui devrait aider les personnes qui vivent ces difficultés j aurai aimé avoir eu ce commentaire quand je ai vécu ces moments difficiles de ma vie après 3 décès en peu de temps après le doute mes engagements auprès des gens de la rue m ont permis de survivre ce commentaire m aurai permis de avancer plus vite Merci

Par Roger 19 octobre 2018 à 13 h 25 Répondre à ce commentaire

Chère soeur Carine, comme votre méditation me touche ! j'ai vécu cette situation avec trois décès de personnes chères, en peu de temps.
Une cousine et amie d'enfance, une semaine plus tard, maman et trois mois après, mon mari. C'est vrai qu'on a du mal à comprendre les paroles de Jésus : "laissez les morts, enterrer les morts". Mais comme vous dites, chère Carine, une part de nous meurt avec eux. Je m'en suis vite rendu compte.
La vie n'a jamais plus été la même, les amis se sont faits de plus en plus rares. Fini, le temps des belles tables où tous, invités ou pas, avaient une place.
J'ai pu commencer à faire mon deuil, grâce à mon pèlerinage à Lourdes avec Espérance et Vie. Mes responsabilités au sein de l'Eglise m'ont aussi appris à voir la vie différemment. Je pouvais mieux comprendre les personnes que j'accompagnai lors de la préparation des funérailles.
Ces blessures avaient ouvert une brèche dans mon coeur. Elles l'avaient ouvert sur quelque chose de plus grand, de plus fraternel, je crois.
Je ne célèbre plus les funérailles, trop lourd pour moi, maintenant, mais je participe toujours à la vie de ma paroisse en équipe liturgique et autres services d'Eglise.
La vie ne s'arrête pas avec la mort, elle est à l'image de Dieu, immortelle, elle n'a pas fini de nous surprendre. Elle continue avec ou sans nous. Je viens d'en avoir la preuve avec la naissance de Molly 3è arrière petit enfant.
Laissons les morts enterrer les morts, sr. et mettons notre confiance en Jésus !

Par Marie Jeanne 19 octobre 2018 à 11 h 42 Répondre à ce commentaire

Merci Ma sœur pour cette explication au tour de cette phrase. Laisser les morts enterrés les morts. Si vous permettez je reprendrais des extraits de votre commentaire pour mes homélies lors de sépultures

Par POINTEAU 19 octobre 2018 à 11 h 40 Répondre à ce commentaire

C'est beau, voilà un homme qui veut suivre Jésus, c'est çà la vie chrétienne, suivre quelqu'un, être chrétien, c'est suivre Jésus, partager sa vie, l'imiter; La foi n'est pas d'abord un savoir, c'est un apprentissage de la vie avec Jésus. Quelle est la place de Jésus Christ dans ma vie? est-il vraiment un compagnon de vie pour moi? quel est le temps que je passe avec Lui ? L'homme à besoin de sécurité, d'un chez-soi, une demeure qui lui appartienne, des objets qui soient sa propriété. Jésus depuis qu'il a quitté la maison familiale de Nazareth, depuis qu'il a laissé sa mère et son père seul, n'habite plus aucune maison, je n'ai plus d'endroit à reposer ma tête, il a renoncé à toutes propriétés. Te suivre Jésus, c'est faire le choix de renoncer à m'installer dans un grand confort. La croix se profile sur toute vocation, c'est vivre à la suite du crucifié, du condamné à mort, c'est vivre dans l'insécurité. Voici qu'après le détachement des biens , Jésus invite, au détachement de la famille pour le suivre, laisser les morts enterrer leurs morts?

Par BICHAUT Guy 19 octobre 2018 à 10 h 59 Répondre à ce commentaire

« suis-moi ». Jésus ajoute : « laisse les morts enterrer leurs morts » ? accepter la mort pour accueillir la vie. Jésus dit : « Dans cette épreuve du deuil, suis-moi, Jésus nous appelle à le suivre, pour un surcroît de vie :
« Choisis donc la vie ! » * Livre du Deutéronome ch 30, v 19
Donne-moi, donne-nous Seigneur de toujours te suivre pour ce surcroît de vie

Par quinton 19 octobre 2018 à 10 h 22 Répondre à ce commentaire

Un vrai Merci Soeur Carine, chaque mot, chaque développement de votre pensée me rejoint. Mes enfants et moi à la mort de leur père avons été très aidés par les soignants et bénévoles de Jeanne Garnier. Ceux-ci nous ont permis d’accepter que la vie puisse « renaître et jaillir » à nouveau. Merci aussi à tous les internautes pour leur commentaire qui apportent tous un éclairage autre. Amitiés à la ronde
Nanet

Par Nanet 19 octobre 2018 à 10 h 13 Répondre à ce commentaire

"Les relations avec ses proches meurent dans la forme qu'elles avaient dans cette vie sur la terre...la vie renaît, intériorisée"...Merci Sœur Carine pour cette compréhension du deuil qui, loin de nier le chagrin de la perte, encourage à découvrir un au-delà de l'épreuve, une issue de vie. Oui, loin des yeux n'est pas forcément loin du cœur, car l'amour jamais ne meurt. Notre mémoire est fidèle et sait se remémorer les plus beaux instants partagés avec ceux et celles qui nous ont quittés. Ils sont vivants en nos cœurs. Rien n'interdit de continuer la relation avec eux. C'est ce qui se passe à la résurrection de Jésus: Il n'est plus là physiquement parlant, mais bien vivant dans le cœur de tous ceux qui l'ont approché. Ils sentent sa présence, elle est "intériorisée". Et si les deuils d'ici-bas était un apprentissage pour chacun de nous pour apprendre à écouter, découvrir ce qui se passe en nous dans ces moments là? à faire l'expérience d'un apprivoisement d'une "autre forme de relation"? et que décidément, avec Jésus, la vie est la plus forte! puisqu'Il est vivant aujourd'hui, avec nous, pour traverser tout cela? Oui, une autre relation est possible, et qui donne vie!

Par Emma 19 octobre 2018 à 9 h 48 Répondre à ce commentaire

Je ne suis pas en adéquation avec la méditation
Je pense simplement que suivre le Christ est d'une exigence absolue quelque soit son environnement personnel
Pas facile mais surement enrichissant

Par Patrick 19 octobre 2018 à 9 h 20 Répondre à ce commentaire

Tous nous avons vécu la perte cruelle d'un être cher. Et notre première réaction, celle qui vient spontanément, c'est tristesse et pleurs. Mais notre Foi doit vite nous amèner à penser que ce n'est que sur nous, encore vivants, que nous pleurons., Sur notre douleur marquée par la séparation. Car notre défunt lui, a rejoint l'Éternel, ce vers quoi nous nous préparons durant notre vie terrestre, selon l'enseignement du Christ.

Par Loubéa 19 octobre 2018 à 8 h 27 Répondre à ce commentaire

alors donc, cela voudrait peut-être dire aussi de laisser mourir les regrets ?
ce que j'ai fais et n'aurais pas voulu avoir fais.
ce que je n'ai pas fais et que j'aurais voulu faire.
ce qui est fait (ou pas) est fait.
et plutôt apprendre et comprendre que nos regrets envers les morts, peuvent être compensés auprès des vivants.
tant que Dieu nous prête vie.

Par catherine herrero 19 octobre 2018 à 8 h 14 Répondre à ce commentaire

Merci sr Carine de partager avec nous ces mots si personnels. Comme il est vrai que c'est en ce qui nous touche le plus, concrètement, intimement, que se lit la Parole de Dieu, et qu'elle agit en nous pour que jaillisse cette vie.
C'est au matin de Pâques que je pense en lisant ce verset, aux anges disant aux femmes au tombeau: "Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts?" (Lc 24,5). "Il n'est pas ici", disent-ils encore, ici : au tombeau. N'a-t-il pas déjà, ce verset, comme un parfum de résurrection? Un parfum de fleurs au jardin dans l'aube de Pâques, et non d'huiles pour l'embaumement. "Suis-moi," dit Jésus. Là où le tombeau n'a pas le dernier mot.
"Suis-moi", car il est en chemin, toujours. On ne peut cacher la Vie, l'enfermer comme on s'enfouit dans un terrier; on ne peut la circonscrire, la restreindre, pas même au confort d'un nid. "Pas d'endroit où reposer la tête", le Fils de l'homme? Jacob n'en avait pas non plus quand, quittant son père, fuyant son frère: "Il arriva d'aventure en un certain lieu [...]. Il prit une des pierres du lieu, la mit sous sa tête et dormit en ce lieu" (Gn28, 11-12). Où? Il ne sait pas, mais c'est bien là, qu'en songe, Dieu le rejoint, lui dit qu'il est avec lui et "le garder[a] partout où [il ira]" (v15). Une "maison de Dieu" pour Jacob, ce lieu. "En vérité, le Seigneur est en ce lieu et je ne le savais pas!" dit-il au réveil (v16). Il est en tout lieu, lieu sans carte ni nom, maison sans mur et ni toit. "Suis-moi"...

Par Audrey 19 octobre 2018 à 7 h 46 Répondre à ce commentaire

Sr Carine, Merci pour ce texte, qui est d'une grande clarté, le vrai sens
d'un vécu d'une perte d'un être cher, et, le renouveau qui s'en émane.

Prière de ce jour,
Bonne journée.

Par craqueline 19 octobre 2018 à 7 h 24 Répondre à ce commentaire

La Prière « Absolu du Christ » de Saint Augustin :

Seigneur Jésus, me connaître, vous connaître, ne rien désirer d'autre que vous; me haïr et vous aimer; n'agir que pour l'amour de vous, m'abaisser pour vous grandir.
N'avoir que vous dans ma pensée.
Mourir à moi pour vivre en vous.
Tout recevoir de vous.
Me renoncer pour vous suivre; désirer vous suivre toujours.
Me fuir, me réfugier en vous, pour être défendu par vous.
Craindre pour moi et vous craindre, pour être parmi vos élus.
Me défier de moi, ne me fier qu'à vous
Vouloir obéir à cause de vous;
Ne m'attacher à rien d'autre qu'à vous;
Etre pauvre à cause de vous.
Regardez-moi et je vous aimerai;
Appelez-moi pour que je vous voie et jouisse de vous éternellement.
Amen.

Par Prière 19 octobre 2018 à 6 h 02 Répondre à ce commentaire

Merci de faire découvrir cette prière, magnifique.

Par craqueline 19 octobre 2018 à 7 h 28
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