Évangile selon saint Matthieu chapitre 28, versets 18-20

L’ordre du baptême

18 Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.
19 Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,
20 apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé.

Évangile selon saint Matthieu chapitre 28, versets 18-20

Comme un p’tit coquelicot

précédente suivante

L’an passé, j’ai semé des coquelicots dans notre cloître. Au début, rien ne s’est passé, j’ai cru que c’était manqué – semé trop tôt ou les oiseaux. Mais un matin, une petite tache rouge dans un coin d’herbe. Timides, mais bien là malgré le vent, un par un ils ont poussé : de proche en proche, depuis ce coin jusqu’au milieu de la pelouse. Comme s’ils s’étaient passé le mot, il y en avait un, puis cinq, puis plus de dix chaque matin, baptisés de rosée. Cette année-là, ça a été vaste printemps, rouge et fragile, dans le jardin. La mission de l’apôtre dans le jardin du monde, notre mission, puisque tous nous sommes apôtres, c’est : de toutes les nations, à tous les coins du monde, faire des disciples, les baptiser, les enseigner.
Cela peut paraître au-dessus de nos forces, bien loin de nos pauvres moyens ? Imaginons-nous plutôt en coquelicot. Dire à nos voisins tout proches que le printemps est là, que le soleil s’est relevé ; montrer à nos prochains qu’il y a l’eau et la chaleur qu’il faut pour pouvoir sortir de terre. Notre mission, ce serait de nous dire et leur dire que ce pouvoir sortir n’est pas à nous d’abord, heureusement, puisqu’il nous vient du Christ, et c’est très rassurant. Tout ce qui nous est demandé, c’est de fleurir et de dire à ceux qui tardent ou qui sommeillent dans la terre, qu’il y a, pas loin, de la lumière, qu’ils peuvent aussi la boire et la porter. Et de proche en proche, cela peut faire vaste printemps sur notre Terre.



Réagir

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

(Il reste 1500 caractères)

35 commentaires

Mercredi des Cendres : Que vas-tu brûler ?
Auteur : Jean Lievens, prêtre du diocèse de Liège

Comme les feuilles mortes
Que percent les iris,
Ils sont bruns et secs
Et s’effeuillent en cassant.
Les Rameaux.

Qui en voudrait,
De ceux qu’au printemps passé
D’aucuns choisissaient bien touffus
Dans les paniers d’osier
Pour être plus certains
Que le talisman vert
Ferait belle figure
Sur leur crucifix ?
Les Rameaux.

Ils étaient luisants de santé,
Vernis de vert profond,
Avec pour seul défaut
De répandre ce fumet
Un peu âcre qui rappelle les chats.
Les Rameaux.

Aujourd’hui, ils sont cendres
Ou sur le point de l’être.
Ils rejouent sous nos yeux
Et à leurs seuls dépens
Le cycle de la mort
Et du renouvellement.
Les Rameaux.

Ami, si sur ton front
Bientôt ils marqueront
Que tu n’es que poussière,
Demande-toi surtout
Ce que tu vas brûler
De ces racornissements
Qui brunissent ton cœur
Et te font ressembler parfois
…Aux Rameaux.

Par Partage 13 février 2020 à 19 h 42 Répondre à ce commentaire

Je viens enfin mettre mon petit grain de coquelicot !
Merci cher frère Grégoire d'apporter un peu de poésie à vos méditations ! nous en manquons terriblement dans notre monde matérialiste, affairiste où il n'y a que le profit qui compte., hélas.
Ce que j'ai pu le chanter ce p'tit coquelicot, l'année de mes vingt ans. Tous ceux de ma génération doivent s'en souvenir, on l'entendait de partout...
J'aime beaucoup les coquelicots. Une année, en promenant ma petite Thaïs, j'en avais déterré deux ou trois pieds que j'avais repiqués dans mon jardin, je les ai bien arrosés, ils ont un peu souffert, mais tenaces, ils ont résisté. Depuis, j'en ai de partout pour ma plus grande joie.
Fragile mais généreuse fleur, comme la moutarde ou la mélisse ! si on en a mis un jour dans son jardin, on en aura toujours ! plantes bienfaisantes, mais qu'on n'arrive pas à arrêter de proliférer, j'en sais quelque chose ! Je crois qu'elles son bien comme la Parole, vivante elle se propage et se transmet de bouche à oreille et rien ne peut l'arrêter, tant qu'elle n'a pas pris racine.
"Facile à faire, un peu plus d'amour que d'ordinaire, pour moins de larmes, juste un regard, facile à faire"... Francis Cabrel.

Par Marie Jeanne 13 février 2020 à 19 h 06 Répondre à ce commentaire

Vous exprimez de façon concrète et attrayante la mission de l'apôtre, cher Frère Grégoire et j'y adhère. Par contre le titre du passage de l'évangile m'a fait sourciller : "L'Ordre du Baptême". Jésus a invité, à exhorté ses apôtres à baptiser et je ne puis croire qu'il leur en ait donné l'ordre (j'ai sans doute interprété votre titre à la lettre ?) comme si la baptême était la condition sine qua non pour "accéder au ciel". C'est pourtant ce que l'Eglise et ses représentants, missionnaires compris, ont enseigné à tour de bras durant x temps ! Et pourquoi avoir inventé les limbes ? (Y a-t-il des croyants qui persistent à y croire ?) Le désir de Dieu de se communiquer à toute créature serait donc dépendant d' un geste rituel ?

A l'attention de MAMOUNE et d' ANTOINETTE :
Bien d'accord avec votre commentaire d'hier (9 h28 et 9h58).

Par Esperanza 13 février 2020 à 18 h 00 Répondre à ce commentaire

"Voici le semeur sorti pour semer"... (Mt 13, 3) Et les grains sont tombés. Au bord du chemin, dans les ronces, le sol pierreux, et puis "d’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un" (Mt 13, 8).
C'est à cette parabole que m'a fait penser votre belle méditation, fr Grégoire. Le Christ semeur a besoin de nos mains pour semer. Nos mains qui ne peuvent rien, fragiles, abîmées parfois.Nos mains qu'on aimerait cacher, quand on y pense! Comment pourraient-elles oser essayer de transmettre quoi que ce soit? "Ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte," disait Dieu à Moïse, au buisson ardent (Ex 3, 5). Ce lieu n'est-il pas aussi la Parole?
Et oser tout de même, et oser pourtant, et s'apercevoir que c'est soi-même que l'on a nourri ce faisant. Que notre propre coeur s'est couvert de fleurs.
Semons!
Belle journée à tous, dans la diversité, toujours si riche, de nos points de vue partagés!

Par Audrey 13 février 2020 à 13 h 50 Répondre à ce commentaire

Ma chère Audrey, merci pour ton commentaire, oui, merci ! tu me manquais.
Voilà que nos pas avec Matthieu arrivent au terme de notre marche, mais toutes ces paroles, tous ces échanges auront changé beaucoup de choses dans nos vies.
D'autres chemins se présentent à nous que nous essaierons de prendre d'un bon pied, enrichis par ce que nous avons reçu au cours de tous ces échanges.
Merci aux frères et soeurs dominicains et à tous les participants.
Je t'embrasse fort chère petite soeur.
Marie Jeanne

Par Marie Jeanne 13 février 2020 à 17 h 46

Cher frère Grégoire, chers amis,
le partage sur les coquelicots m'a semblé trop immobile.
"Il n'y a rien d'autre à faire que de fleurir chacun et tous ensemble".
Cela m'a semblé si éloigné de notre vraie vie ,..

Merci aux amies qui on commenté mon avis, vraiment.

" Un pas l'un envers l'autre " nous a dit Monette.
C'est quelque chose que les fleurs ne font pas.

Ce pas librement consenti est celui par lequel
le Père nous a donné la possibilité d'aller l'un vers l'autre,
de nous aimer, de partager ensemble,
et nous pardonner les uns aux autres ...
C'est ainsi qu'Il nous a confié sur Terre
l'annonce du Royaume.
C'est une Bonne Nouvelle.

Mais elle n'est pas dans l'ordre du monde.
D'ailleurs " celui-ci cherchera à nous enterrer...
... mais il ne sait pas que nous sommes des graines..."
(proverbe mexicain)

Bonne journée à tous, vraiment.

Par Paul (Belgique) 13 février 2020 à 10 h 39 Répondre à ce commentaire

Bonjour frère Gregoire Laurent-Huygues-Beaufort,
Et merci pour le titre. Je l'ai lu et écouté.
Merci à l'auteur, au compositeur et à l'interprète.
Pour le reste c'est entre un autre et moi...

Par & 13 février 2020 à 9 h 22 Répondre à ce commentaire

Juste encore un bref commentaire., en complément de ceux de Mahona et Monette.
On dit toujours que le mal est contagieux, mais le bien aussi. Il faut limiter le développement des massifs d'ortie, sinon, elles étouffent tout. Le champ de coquelicots qui se développe ,lui, plus lentement, et d'autres jolies fleurs y sont souvent mêlées .
Et puis, effectivement, les coquelicots peuvent pousser partout, même dans les endroits les plus improbables, les plus secs (talus de voies ferrées). La grâce de Dieu peut fleurir dans des coins déshérités..

Par Antoinette 13 février 2020 à 8 h 01 Répondre à ce commentaire

"apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé."
Le coquelicot est bien joli mais celui qui porte du fruit c'est le grain de blé semé en terre, qui plus est dans la bonne terre.
Tout ce beau monde pousse ensemble et à chacun son moissonneur....
Personnellement je préfère manger du bon pain que fumer de l'opium!

Par & 12 février 2020 à 21 h 37 Répondre à ce commentaire

J'aime les coquelicots et je récolte les pétales pour mes tisanes calmantes...;
Je suis émerveillé de voir les idées "fleurir" dans les esprits de nos camarades qui ont lu cette méditation des coquelicots....
J'aime aussi les champignons qui se propagent par le mycélium discrètement sous la mousse ou sous la terre ...
Tout ceci nous ramène à la beauté de la Création et de son Créateur ...
MERCI Seigneur !!!

Par Cl@udio 12 février 2020 à 21 h 20 Répondre à ce commentaire

Cher frère Grégoire,
chers amis de notre petite église cybernétique,

je ne connais pas de coquelicot capable de trahir,
ni de mentir pour sauver sa peau, (Mt 26,72)
ni d’abandonner le terrain où les autres crèvent de soif,
en leur disant : « ne vous tracassez pas, l’eau et la lumière vont venir … ».

Je n’ai jamais vu un coquelicot se disputer avec son voisin.
Je ne connais pas de méchant coquelicot
capable de se moquer d’un autre coquelicot.

Même le Fils nous l’a annoncé :
« Je suis venu mettre apporter feu sur la Terre,
comme je voudrais qu’il soit déjà allumé.
Je dois recevoir un baptême
et quelle angoisse est la mienne qu’il ne soit accompli ». (Luc, 12,49)

Nous ne sommes pas des coquelicots.
nous sommes les enfants, - et parfois les sales gosses -, de Dieu.
Capables du bon comme du pire.

Le Fils est venu- librement - pour nous annoncer
la grâce et la paix du pardon de nos erreurs.
Et il nous a demandé de faire de même entre nous :
Aimer, partager, pardonner,
afin que nous soyons libres nous aussi.
Chacun et tous ensemble,
jusqu’à notre entrée dans l’éternité du Royaume.

Il ne nous pas demandé de fleurir gentiment tous ensemble.
Les enfants de Dieu, un peuple de coquelicots ?
C’est, comment dit-on ? – « … complètement bisounours ! ».

N’empêche, un coquelicot, c’est vraiment très beau.
C’est aussi un indice de la bonne santé des sols.

Bonne soirée à tous.

Par Paul (Belgique) 12 février 2020 à 17 h 18 Répondre à ce commentaire

Bonjour Paul, on pourrait dire aussi que les plantes sauvages se diffusent beaucoup plus facilement que les plantes cultivées, c'est la force de la vie...
Oui, il n'y a pas que les mauvais côtés qui soient contagieux, les bons aussi. Je pense opportun de rappeler ce petit conte : la soupe au caillou.
Un jour, un vagabond arrive dans un village. Les habitants lui présentent un visage hostile. Il dit : "ne craignez rien, ,je n'ai besoin de rien à part du prêt d'une marmite, car je sais faire la soupe au caillou. ". Intrigués, des gens apportent une marmite . Il la remplit d'eau à la fontaine, puis sort un gros caillou de son sac et du bois ramassé. Il fait du feu sur la place et met l'eau à bouillir aul les ;

Par Antoinette 12 février 2020 à 18 h 40

Ca a sauté, je continue.
Il met l'eau à bouillir avec le caillou. Les villageois regardent, un peu génés, et l'un se lance : "je viens de récolter mes patates, j'en apporte quelques unes, ça sera quand même meilleur". A sa suite, un autre dit " moi j'ai justement des carottes et des oignons, j'en apporte" et ainsi de suite, poireaux, navets, et m^me un gros morceau de lard.
Et quand la soupe fut cuite, avec un fumet appétissant, le vagabond invita les gens à la déguster avec lui., Je crois que c'est une histoire auvergnate...

Par Antoinette 12 février 2020 à 18 h 48

Merci, Antoinette,
je suis peut-être un peu fatigué,
mais je ne vois pas le rapport avec ce que j'ai partagé.
Éclairez-moi
amicalement,

Par Paul (Belgique) 12 février 2020 à 18 h 55

Comme vous le savez certainement Paul, le coquelicot se contente de peu : un sol remué, souvent pauvre, peu d'eau lui suffisent. L' allusion que l'on pourrait faire avec les paroles de Jésus serait que le terrain où elles peuvent germer, se développer et fleurir n'a pas besoin nécessairement d'avoir toutes les qualités requises. Le coquelicot considéré comme mauvaise herbe peut être aussi une allusion "aux sales gosses" qui peuvent se transformer jusqu'à devenir des saints. Pourquoi pas ? (cf Charles de Foucauld pour ne citer que lui). Mais comme tout n'est jamais complètement blanc ou noir, les pétales du coquelicot sont comestibles et la fleur est considérée comme un signe de joie. Comme (presque) toute plante, elle est attirée vers et par la lumière. Les paroles du Christ "le chemin, la lumière, la vie…" peuvent nous attirer également. Finalement, le coquelicot en exemple n'est pas une aussi mauvaise idée, ne trouvez-vous pas ?

Par mahona 12 février 2020 à 20 h 53

Oui, c'était plutôt un complément à la méditation du frère Grégoire.. Le coquelicot comme beaucoup de plantes sauvages se ressème très facilement. Ce qui veut dire qu'on peut avoir confiance, qu'il est possible de compter sur le sens naturel du beau et du bien présents dans l'être humain. Un changement positif chez une personne, un éveil à la vie, peut éveiller aussi un désir de vie chez ses proches, et effectivement, de proche en proche, peut-être que toute une communauté peut évoluer.
Par exemple, quand Mère Téresa a commencé à recueillir des personnes vivant dans la rue, elle a d'abord suscité l'hostilité. Et puis, petit à petit, le regard a changé, les indiens ont reconnu le caractère nécessaire et désinteressé de son action, autrement dit sa sainteté. Et c'est pour ça que son oeuvre a pu se développer, parce qu'elle était basée sur la capacité de compassion que Dieu a mis dans chaque être humain. Donc, oui, si quelqu'un commence à agir avec bonté et courage, ça peut faire tâche d'huile., parce que c'est dans notre nature, et c'est plus fort que la culture..

Par Antoinette 12 février 2020 à 22 h 41

Mahona et Antoinette, c'est tout à fait ce que je voulais exprimer dans mon commentaire, si chacun fait un geste vers son frère, son prochain, cela peut tout de même rendre le monde meilleur, tout comme "la soupe au caillou", chacun donne un peu, c'est un mieux pour tous.
Je trouve d'ailleurs que les coquelicots sont magnifiques.
Peut-être l'un d'entre vous a lu "Le Christ aux coquelicots" de Christian Bobin ?
Bien sûr nous ne vivons pas dans un monde "bisounours", nous ne sommes pas crédules.
Mais un pas l'un envers l'autre, c'est aussi avoir les pieds sur terre, aimez vous les uns les autres, comme je vous ai aimé…...

Par monette 12 février 2020 à 23 h 04

« l’Église c’est gens qui doutent et c’est les mêmes gens qui croient« 
Frère Grégoire cette phrase me poursuit , m’accompagne,
En moi, se forme à chaque fois un désaccord profond, non ce ne sont pas les mêmes gens, non
D’où vient ce désaccord ? je ne sais pas, mais je sais que toute entière il me saisit
ce ne sont pas les mêmes gens
Ici et maintenant je crois de tout mon esprit, de toute mon âme, de tout mon cœur
certes je n’ai pas d’assurance pour demain, ni même pour l’heure qui vient , car je suis fragile et des courants d’air peuvent me refroidir , seulement ici et maintenant je ne doute pas en même temps que je crois, non ce n’est pas ce que je vis : je suis habitée par plus grand que moi, plus aimant que moi, plus présent que moi
et je m’approche maladroitement comme les disciples.
Il n’est pas écrit que tous eurent des doutes : quelques-uns pas tous
Or qui vers eux se tournait? un visage qu’ils connaissaient mais éprouvé par la souffrance et bien plus que cela un passage hors de notre condition humaine,
Il est ,présent, et revêtu d’autorité, non pas comme Moïse que le peuple ne pouvait regarder, Moïse qui recouvrit son visage
« Sois fort et ferme »n’avons-nous pas oublié cette injonction de Moïse à son peuple injonction selon laquelle certes Jésus a vécu et est mort

Par Godelieve 12 février 2020 à 16 h 36 Répondre à ce commentaire

Gardz-la bien cette foi. Ne laissez personne vous l'enlever sous prétexte qu'il aurait un rang, un titre, ou autre chose qui pourrait faire croire qu'il sait mieux que vous.
Ceux qui mangent les miettes ne sont pas toujours ceux que l'on croit.
Et des perles se retrouvent parfois données en pâture à des pourceaux comme des agneaux que l'on mène à l'abattoir.
Merci Godelieve, et d'autres...

Par & 12 février 2020 à 17 h 53

Oui Godelieve ,
je comprends ce que vous ressentez , en même temps , il y a cette sagesse d Dieu
qui nous surpasse , puis je pense que le doute , peut-être ce qui fragilise , mais aussi
renforce cette foi là .Il y a comme cet "Ange " qui à désobéi à Dieu , par ce que il se croyait plus sage que Son Créateur , et qui était sage à ses propres yeux .
Ainsi faisant créant le désespoir , sifflant sans cesse comme un serpent ayant
et sachant quelle sera sa fin et accusant nos frères et soeurs , par le découragement .
La foi dans le doute , (des malheurs , deuils , séparations , jalousies ) peuvent-être des
terrains de gouffre , seul l'amour de Dieu fait comme par exemple David défendre l'honneur de Dieu , alors que les autres avaient peur . Il s'est battu sans armures , ni épées , mais avec ses mains , Jésus nous convie de nous aimer les uns les autres ,
que connaissons-nous des symboliques de chaque évangile si riche de Jésus ?
Sa naissance déjà raconte sa passion , par le don de Lui , dans cette mangeoire .
Ce qui compte donc , c'est ce qui se mange , et qui est au centre de tout .Le Christ .
J'ai vu des gens dans le doute , aller dans des ailleurs , et perdre la raison , d'autres
revenir pleins de haine , dans tout les cas , j'ai prié pour eux .Car ce qui divise ne vient
pas de Dieu , mais puisque les bras de Dieu , sont tjrs ouverts , il nous faut parfois être
comme cette rosée qui fait des mauvaises herbes des remèdes de fertilisation pour les coquelicots .

Par fred 12 février 2020 à 20 h 41

Frère Grégoire, merci. Quel bonheur, quelle joie de lire aujourd'hui votre méditation fraîche et poétique !
Dans mon jardin poussent des fraisiers et je laisse libre cour à leurs stolons d'aller où ils veulent ; ainsi, j'ai le plaisir de voir ma petite-fille faire le tour du jardin afin de ramasser toutes ces fraises bien rouge, quand vient la saison.
Ainsi, par mes gestes, par mes actions et paroles, toutes simples, point besoin de grands discours, j'essaie de faire rayonner la joie de ma foi, autour de moi.
C'est peut-être peu, mais Dieu seul sait, il y aura quelques graines qui porteront du fruit, sans faire de prosélytisme…...en toute simplicité, je reste ancrée dans la VIE.

Par monette 12 février 2020 à 15 h 31 Répondre à ce commentaire

Qu' y a -t' il d'étrange à c que tu ne comprenne pas ?
Si tu comprends ce n'est pas Dieu .Auteur:St Augustin .
C'est cela la mission des baptisés .Et je pense à cette femme qui dit à Jésus , que même
les chiens ont des miettes sous la Table . Et la rosée n'est-elle pas issue de la sagesse de
Dieu , qui est sa Parole , mais que savons-nous vraiment pour dire Dieu , pour évangéliser faut-il se prendre la tète , faut-il aller au delà de nos forces ?
Où simplement demander à Dieu. Mon fils est malade depuis des années pour avoir subi des violences verbales , physique à l'école , et voir même par des éducateurs ,
il était très prometteur dans tout , et j'étais heureuse , car aucun souci ne semblait
émaner de Lui , cela fait des années qu'il est en thérapie , bien suivi , mais j'espère
tjrs le retour du bonheur de celui-ci .Hier je priais le rosaire et Notre Dame des grâces.
Puis ce matin en allant à l'église , le prêtre m'a oubliée pour l'Eucharistie !J'ai tousser
pour qu'il se retourne , et voici qu'il dit :ce passage de l'évangile ,celle de la femme
aux miettes ,voilà fr Grégoire , il ne faut pas oublier que La Miséricorde de Dieu reste
dans cette fragilité .J'allais pour mon fils , afin de lui porter la communion .Qui est comme toi Seigneur pour délivrer le petit du plus fort?
Qu'est ce qui est pur ?impur ? Ce matin cette parole s'est accomplie:je ne vous laisserai pas orphelins je viendrai à vous .Rosée vivifiante d'amour Parole du Seigneur
Vivante.

Par fred 12 février 2020 à 14 h 24 Répondre à ce commentaire

Quelle belle image que ce fragile coquelicot, rouge comme l’amour, qui fait des petits plein notre jardin tellement il y’a de la vie là-dedans!
Merci!

Par Line 12 février 2020 à 13 h 19 Répondre à ce commentaire

merci beaucoup pour cette méditation qui me permet de me remettre en question
que le seigneur met de la terre dans mon jardin et fleurisse ce qu'il a semé

Par Mireille GRANVILLE 12 février 2020 à 13 h 07 Répondre à ce commentaire

En tant que catéchiste, prépa baptême des scolaires et des 1eres communions: voilà une réflexion qui donne du courage, qui encourage.....
Aux réactions de certains parents et enfants, nous avons souvent cette phrase: "nous avons semé".....
Merci!

Par evelyne penet 12 février 2020 à 11 h 17 Répondre à ce commentaire

Notre mission à nous tous baptisés et de donner Dieu à l'homme ... dire une parole de la part de Dieu ... proposer Dieu ... en toute liberté.

Par MARTIN 12 février 2020 à 10 h 28 Répondre à ce commentaire

Qu'il serait bon que chacun d'entre nous soit plus simple dans sa vocation de baptisé! Aussi simple qu'un coquelicot! Cette méditation joyeuse et poétique m'enchante, dans ces temps où tout le monde grogne sur tout et contre tout! De la fraîcheur, des sourires, un peu de légèreté, autant de perles de rosée qui disent le Don de Dieu. Merci Frère Grégoire de cette note de printemps qui me fait tant de bien!

Par Brigitte 12 février 2020 à 10 h 25 Répondre à ce commentaire

Cher Frère, je vais sûrement vous choquer ! Vous dites que notre mission d'apôtre c'est: "de toutes les nations faire des disciples, les baptiser, les enseigner". Cela ne ressemblerait pas à du prosélytisme ?
Je veux bien être un coquelicot discret en témoignant par mes actes, en essayant d'agir envers les autres comme Jésus nous l'a demandé. Je préfère parler d'espérance à ceux qui se sentent abattus, perdus, plutôt que de chercher à les "convertir".
Je ne me sens pas de parler de Jésus en toutes occasions, mais je voudrais qu'en me voyant agir, les gens se posent des questions sur ce qui m'anime, sur QUI me fait vivre....

Par Mamoune 12 février 2020 à 9 h 58 Répondre à ce commentaire

PS : les gens de mon âge se rappellent peut être ce film sur l'arrivée de missionnaires en Amazonie. Au tout début du film, on voit un homme blanc attaché sur une croix et jeté dans le fleuve. C'est vrai que beaucoup ont payé de leur vie (et paient encore) leur engagement missionnaire. Signe que le christianisme dérange toujours l'ordre établi. C'est un mouvement, pas une structure.

Par Antoinette 12 février 2020 à 9 h 50 Répondre à ce commentaire

A vrai dire, ce passage me heurte, à cause des dérives qu'il a entrainées. Bien sûr que Le Christ n'incitait qu' à la diffusion de l'amour, au nom de l'égalité de tous les hommes devant Dieu. Cependant, dans leur zèle à baptiser, les missionnaires, répandus dans les contrées les plus lointaines, ont beaucoup détruit les cultures locales. Les peuples restaient alors démunis, empéchés de pratiquer leur culte propre et ne pouvant assimiler ce culte étranger (allez expliquer la Trinité à des tribus amazoniennes ou du grand nord !).
Heureusement, maintenant, les missionnaires ne font plus de prosélitisme, ils se contentent d'évangéliser en tenant compte de la vision du monde de ces peuples (a-culturation). Par exemple, en Amérique du Sud, le culte de Pacha Mama (la terre mère) s'est assimilé au culte de la Vierge.
C'est vrai qu'ils ont eu aussi une action positive (respect de l'individu, refus de la discrimination et du fatalisme), ce qui explique le succès du christianisme auprès des populations les plus pauvres, comme en Inde, auprès des dalits (intouchables). Finalement, comme au temps de Jésus...

Par Antoinette 12 février 2020 à 9 h 28 Répondre à ce commentaire

Semer la graine et l'arroser, la voir pousser timidement puis grandir jusqu'à devenir belle et rayonner sous le soleil et le vent.

Cela me fait penser à mes enfants élevés dans la foi. Ces graines que j'ai plantées ce sont épanouies chez l'un mais pas chez ma fille du moins je le pensais. Je ne comprenais pas car elle me rétorquait "cest comme ça maman, je n'ai pas d'explication" . Alors j'ai prié inlassablement notre Mère de lui apporter cette lumière qui s'était éteinte. Les années ont passé.
En Septembre dernier elle m'appelle et me demande "maman je serais tellement heureuse si tu pouvais venir pour le baptême de ta petite fille". J'en ai pleuré de joie.

Avec de la patience, les graines finissent toujours par germer, certaines là où l'on s'attend le moins.

Merci frère Grégoire, j'ai l'impression que mon petit jardin brille beaucoup plus ce matin.

Par Marilou 12 février 2020 à 9 h 06 Répondre à ce commentaire

Ah! Frere Gregoire, c'était donc vous le p'tit malin qui a semé l'ivraie au milieu de l'herbe fraîche!!!
Tel le canard dans la crèche, le coquelicot dans les champs...
Vivaldi n'est pas loin!

Par & 12 février 2020 à 8 h 59 Répondre à ce commentaire

Merci pour cette belle méditation, j'attends chaque jour les coquelicots qui nous annoncent le printemps, cela fait chaud au coeur et dans ce monde si bouleversé nous avons tous besoin d'amour, de joie, de paix. Je vous recommande une intention de prière pour un couple qui vivent actuellement des moments difficiles après tant et tant d'année de mariage, que le Seigneur les apaise, leur apporte plus de sérénité, , qu'il retrouve la joie de partager à nouveau des moments heureux en couple et enfamille, merci de tout ceour.

Par claude 12 février 2020 à 8 h 23 Répondre à ce commentaire

merci pour cette belle image, tous les ans dans le fond du jardin au bord du canal de Brière, apparaît des coquelicots, qui au fil des ans, les graines tombant en terre, finissent par s'infiltrer parmi les autres fleurs, et c'est d'une telle beauté, ces coquelicots prennent plaisir aussi à se retrouver parmi les légumes. Belle création à contempler, fleurs fragiles, humbles mais résistantes au vent, chaude couleur ce rouge... Oui moi aussi je suis fragile et au jour de grand vent intérieur, face à l'épreuve de la maladie de mon mari, je ploie, mais la parole de Dieu méditer chaque jour avec vous frères et sœurs dominicains est un soutien pour rester en tenue de service comme aidante.

Par Moyon 12 février 2020 à 8 h 22 Répondre à ce commentaire

Merci Frère Grégoire
Les coquelicots vont sortir de terre en entendant de si belles méditations !
Nous avons besoin de lumière et d’amour
Et le Christ nous donne de propager les graines d’amour , qui s’envolent, sans que nous en ayons conscience sur le moment, dans une terre assoiffée !
Le vent de l’Esprit Saint est là pour aller les porter où nous n’aurions pas su !!
Merci pour toutes ces prières d’adoration qui s’organisent un peu partout , et qui nous donnent , dans la lumière du Christ d’être coquelicots les uns pour les autres.

Par Nicole B 12 février 2020 à 7 h 08 Répondre à ce commentaire
voir tous les commentaires

Souhaitez-vous lancer le player audio ?