Évangile selon saint Matthieu chapitre 13, versets 24-30

Le bon grain et l’ivraie

24 Il leur proposa une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.
25 Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla.
26 Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi.
27 Les serviteurs du maître vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?”
28 Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?”
29 Il répond : “Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps.
30 Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.” »

Évangile selon saint Matthieu chapitre 13, versets 24-30

Étouffer le mal par le bien

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Une des questions les plus redoutables auxquelles un chrétien peut être confronté est celle de l’existence du mal. Si Dieu est à la fois tout-puissant et bon, comme est-il possible que du mal subsiste dans le monde ?
La question est en effet difficile, et les quelques lignes de la méditation de ce jour ne suffiront pas à y répondre. Toutefois, Jésus donne dans ces lignes d’Évangile quelques repères importants.
D’abord, le mal n’est jamais envoyé par Dieu. Dans le champ, c’est un ennemi qui a semé l’ivraie. Dieu ne nous veut pas de mal, pas même pour nous éprouver en vue d’une récompense future.
Ensuite, la lutte contre le mal et l’action pour le bien ne doivent pas nous préoccuper de la même façon. Comme les serviteurs doivent avant tout veiller sur le blé, prioritairement, il nous est demandé de faire le bien.
Dans notre monde, le bien et le mal s’affrontent, comme dans le champ de la parabole, il y a une concurrence entre le blé et l’ivraie. Plus nous prenons soin du blé, moins il restera d’espace pour l’ivraie ! Si nous ne pouvons vaincre le mal, alors du moins noyons-le dans un océan de bien ! Tel homme est égoïste ? Redoublons de charité ! Tel autre répand le mensonge ? Rayonnons de vérité !
Enfin, s’il est vrai que le mal existe bel et bien, si l’ennemi peut le semer, il n’en sera pas toujours ainsi. Au jour de la moisson – qui symbolise le jugement – l’ivraie sera brûlée. Mais cela, ce n’est pas notre affaire : Dieu s’en chargera lui-même.



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38 commentaires

Les paraboles nous parlent mieux que de grands discours. Le Seigneur se servait d'exemples simples que chacun pouvait voir s'il voulait s'en donner la peine. "Il leur parlait en paraboles"...
Encore, fallait-il écouter et essayer de les comprendre.
Le bien et le mal coexistent dans notre vie et dans le monde.
Aucun de nous n'est parfait. Nous avons tous besoin de nous faire pardonner pour l'ivraie que nous avons laissé pousser, au risque d'étouffer le blé. Le Seigneur a semé le bon grain, comment se fait-il que l'ivraie ait poussé ? Nous n'avons pas été assez vigilants, nous avons laissé pousser la mauvaise herbe. Mais le Seigneur est patient, il ne veut pas que nous l'arrachions avant la moisson, au risque d'arracher aussi le blé. Le maître de la moisson attend le bon moment, sachant que les semis sont difficiles à identifier.
On voudrait bien les extirper quand nous prenons conscience que nos fautes nous étouffent; mais seuls, nous nous rendons bien compte de notre pauvreté, de nos limites.
Mais Jésus qui connaît nos faiblesses, nos péchés, nous invite à commencer par nous reconnaître pécheurs et nous en remettre en son amour infini. Ecoutons-le nous redire de laisser croître les mauvaises herbes et le blé, de peur de déraciner le bon grain.
Au temps de la moisson, il fera brûler la mauvaise herbe et ramasser le blé.
Seigneur, pardon pour mes mauvaises herbes et que je sois patiente vis-à-vis de l'ivraie que je remarque si clairement chez
les autres.

Par Marie Jeanne 19 février 2019 à 20 h 26 Répondre à ce commentaire

Merci pour cette méditation explicite de ce texte de Mathieu qui actualise bien la parabole. Amitiés, kat
As tu eu mon mail ? Si non, dit le moi, merci!

Par Kat 19 février 2019 à 23 h 09

Oui, chère Kat, j'ai bien reçu ton mail et j'y ai répondu. As-tu regardé ta messagerie ?
J''attends des nouvelles de monette. Elle m'a promis de m'écrire aussi.
Je t'embrasse
Marie Jeanne

Par Marie Jeanne 19 février 2019 à 23 h 29

Marie Jeanne, bien sûr, je t'écris demain avec plaisir, j'aurai plus de temps.
La nuit porte conseil.
Je t'embrasse, ainsi que Kat !!

Par monette 19 février 2019 à 23 h 39

C'est vrai Marie-Jeanne! "Avant de regarder la paille chez l'autre! regardons la poutre dans notre œil"! et c'est déjà une sacrée prise de conscience!

Par Emma 20 février 2019 à 8 h 59

Monette, je t'ai envoyé un mail mais il est revenu car adresse incorrecte, kat

Par Kat 20 février 2019 à 15 h 22

Chère Kat,
Je te remercie pour ton mail, je ne l'ai pas reçu donc.
Je viens d'envoyer un mail à Marie Jeanne, elle pourra te donner mon adresse.
Fait moi signe, que je sache si tu l'as eu.
Je me permet de t'embrasser

Par monette 20 février 2019 à 16 h 07

Je retrouve une phrase de Paul Claudel qui se rapporte au texte d'aujourd'hui : "Dieu n'est pas venu supprimer la souffrance ; Il n'est pas venu l'expliquer ; Il est venu la remplir de sa présence".

Par mahona 19 février 2019 à 20 h 20 Répondre à ce commentaire

El bien y el mal. Dos realidades que existen siempre. Cada vez más compartimos las noticias que engendran muerte, violencia, guerra.... Cómo hacer l acontrapartida?
No es fácil, es necesario emprender un cambio de vida que nos ayude a hacer de Jesús el verdadero centro d enuestra vida. De esta manera sembraremos el bien en cualquier lugar que estemos,

Par Luisa Fernanda Arroyave Vélez o.p. 19 février 2019 à 19 h 18 Répondre à ce commentaire

"La méchanceté de l'homme était grande sur la terre" pourtant Noé trouva grâce aux yeux de Dieu; il y a une question que je me suis toujours posée dans Genèse 4 - 1-15
D'où vient le mal .......Comment vivre avec le malheur ? les souffrances ? les guerres ?
.le mal perdure encore aujourd'hui
Cain présenta les produits de la Terre au Seigneur qui détourna son regard.
Abel présenta les premiers-nés de son troupeau, les meilleurs et le Seigneur tourna son regard et "accepta" son offrande.........pourquoi ? Le Seigneur aimait-il Abel plus que Cain, Dieu a vaincu le mal en donnant son Fils
« Père, pardonne leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » en mourant sur la Croix

Par Suzelle 19 février 2019 à 16 h 13 Répondre à ce commentaire

Je suis convaincue que Dieu aime également Caïn et Abel, mais ile regarde le cœur de chacun.
Selon le commentaire de la Bible des peuples, à cette époque les pasteurs (Abel) étaient les bons et les sédentaires (Caïn) les mauvais).
Abel lui offre le meilleur de son bien, les premiers-nés, comme le seront plus tard les premiers-nés des fils par les Israélites. Tandis que Caïn lui offre ce qui est considéré comme mauvais.. Un peu comme nos jugements hâtifs. Et on remet la faute sur Dieu et non sur nos interprétations et agissements. Caïn se sentait probablement rejeté de Dieu, par cette interprétation du temps.
C’est comme cela que je comprends cet anecdote.
Si il existe une meilleure interprétation j'apprécierais la connaître. Bbonsoir et merci à chacun.

Par Micheline (Canada) 19 février 2019 à 23 h 13

Il me semble découvrir cet extrait de l'évangile pourtant je l'ai déjà entendu.
A l écoute de l'évangile, le mot PRUDENCE m'est venu à l'esprit dans le sens ou de même l'ennemi est venu pendant le sommeil semer l'ivraie, de même Dieu est venu avec délicatesse, pour constater la situation sans dramatiser on pourrait même associer au mot délicatesse douceur. (la prudence ici n'a rien à voir avec un danger, ou une protection) mais en silence Dieu constate, et il a pouvoir sur cette situation et amour.
J'ai aimé " Quand la tige poussa et produisit l’épi" qui renvoie au psaume 1. Heureux l'homme qui ne suit pas le conseil des méchants ni dans la voie des pécheurs ne s'arrêtent..... Il a fallu que la tige pousse et qu'elle eu le temps de produire l'épi pour que l’ivraie fasse son apparition dans le sommeil : on peut associer cela à de la jalousie. Le meilleur moyen de freiner la croissance, est ce pendant le sommeil ? Cet extrait est délicat car Dieu est soucieux de la survie du bon gré.

Par LONGCHAMPS Danielle 19 février 2019 à 10 h 42 Répondre à ce commentaire

Le mal, notion un peu abstraite, peut désigner beaucoup d'actions : les violences physiques ou verbales, les agressions, les complaisances…. Ce que nous appelons "mal" pourrait aussi être appelé "péchés". Dieu a revêtu notre humanité en son Fils Jésus ; Il est venu dans un monde de pécheurs pour le délivrer du péché et le sauver. Dans son corps, Il a souffert les actions de la jalousie, de la haine, du rejet poussées à l'extrême. Son sacrifice n'a pas éradiqué le péché. Parler du "mal" sans nommer ce qui le constitue peut être une façon de se voiler la face : reconnaître que l'on est pécheur de telle ou telle façon est moins confortable. Nous le reconnaissons dans une prière d'ouverture de la messe . La parabole dit que l'humanité est ainsi faite : il y a les bonnes graines et il y a l'ivraie. Notre affaire, c'est notre propre champ de culture : travaillé plus ou moins, négligé ou bien entretenu, c'est de lui dont nous sommes responsables. vis-à-vis de nous-mêmes et de nos voisins afin que de mauvaises graines n'aillent pas se répandre dans les cultures voisines. C'est une tâche sans fin comme l'est le travail de la terre.

Par mahona 19 février 2019 à 10 h 38 Répondre à ce commentaire

Bonjour, merci pour toutes vos prédications qui m'aident dans une période difficile. L'ADN spirituelle, le petit David oublié par sa famille, les mensonges de l'ivraie. Merci et surtout ne vous arrêtez pas en chemin car vous guidez nos pas !

Par Dominique 19 février 2019 à 10 h 12 Répondre à ce commentaire

Merci pour cette méditation , frère Cyrille_Marie

Par aline 19 février 2019 à 10 h 02 Répondre à ce commentaire

Frère Cyrille, votre proposition rejoint la prière attribuée à St François d'Assise:
"Seigneur, faites-de moi un instrument de votre paix.
Là où est la haine que je mette l'amour
Là où est l'offense que je mette le pardon
Là où est la discorde que je mette l'union
Là où est l'erreur que je mette la vérité
Là où est le doute que je mette la foi
Là où est le désespoir que je mette l'espérance
Là où sont les ténèbres que je mette la lumière
Là où est la tristesse que je mette la joie..." la suite est intéressante aussi....

Par Emma 19 février 2019 à 7 h 30 Répondre à ce commentaire

Cette parabole du bon grain et de l'ivraie me ramène à mon frère qui était agriculteur avant sa retraite qu'il a prise voilà deux ans et qui a mené de main de maître la gestion de sa ferme ainsi que son exploitation.
Cette après-midi nous étions convoqués lui moi et ma maman qui réside en maison de retraite à une réunion sur les tenants et les aboutissants du futur déménagement vers une EHPAD nouvelle qui est en construction et dans laquelle ma maman est sensée intégrer début octobre.
Je ne vous cache pas que cela provoque maintes interrogations quant au surplus du coût généré pat les investissements financiers et le remboursement des prêts et la reconversion du personnel puisque de collectivité hospitalière ce nouvel EHPAD passera en collectivité territoriale.
De nombreuses autres questions ont été posées concernant le fonctionnement interne et la mobilité.
Mon frère trouve injuste que je me sois positionnée déjà avec ma maman sur un engagement à intégrer la structure alors que le reste de la fratrie n'a pas été consulté.
Je le comprend et fait amende honorable sachant que lui est préoccupé par le surplus du coût que cela va générer.
Quand nous sommes revenus à la chambre je lui ai montré une lettre du crédit agricole indiquant que ma mère avait une assurance vie confortable qui lui permettait de faire face à ce surcoût.
Il m'a dit un peu plus tard que je racontais n'importe quoi en évoquant les questions que j'ai posé à la réunion.
Une autre inquiétude s'est aussi exprimée

Par Malmontet Chantal 18 février 2019 à 20 h 04 Répondre à ce commentaire

Tout est finalement plutôt "simple", et je mets malgré tout des guillemets : pour le Bien, prions et agissons quotidiennement avec un comportement altruiste ; et quant au Mal, faisons ce que nous pouvons pour au moins l'endiguer au maximum en ne prêtant pas l'oreille à tout ce qui est toxique dans notre environnement... Le reste est l'affaire du Dieu-Trinité... Merci, Frère.

Par Philippe J 18 février 2019 à 19 h 27 Répondre à ce commentaire

Frère Cyril-Marie merci pour ce commentaire!
Je voudrais juste noter que cela s'applique merveilleusement à l'éducation: ne jamais enfermer un enfant dans ce qu'il a fait de mal ou dans ses "défauts" mais mettre en valeur ses qualités et ce qu'il fait de bien, pour qu'il le développe et que cela "étouffe" le mal.. Ce me parait être dans le sens des béatitudes: heureux les pauvres , les justes, les miséricordieux.....
Et puis surtout ne pas oublier de voir dans notre propre coeur (et non chez les voisins) le bon grain à développer et l'ivraie à étouffer!
Merci!
Odile

Par Odile 18 février 2019 à 18 h 52 Répondre à ce commentaire

OUI ! le mal est partout et il rode ..;
parfois là où on l'attend pas
par des gens qu'on croyait honnêtes !!!
Que dire à des gens qui demandent pourquoi !!!
oui la réponse n'est pas facile ni à dire, ni à écouter !!!

Par Cl@udio 18 février 2019 à 18 h 41 Répondre à ce commentaire

plus nous prenons soins du bien du bon du cœur ,moins il y aura de place pour l’ivraie
j'adore ce mot l'ivraie ,pourquoi c'est lui qui dit le mal
il y a ivresse et du bonheur avec
merci Frère

Par jnc 18 février 2019 à 18 h 35 Répondre à ce commentaire

Merci Frère Cyrille! Car ce passage demande du temps pour en saisir quelque chose!
"Par-dessus" peut s'entendre comme "le superficiel"...Prenez soin de l'essentiel, c'est-à-dire des "racines"...Oui, Frère Cyrille, privilégions ce qui va dans le sens du bien...
Et votre encouragement à ne pas faire bon accueil au mal ( en nous et autour de nous) met l'accent sur la question: "où est la priorité" dans nos vies?
Se plaindre de tout le mal vu, entendu, dont se font l'écho certains médias? ou un voisin, ou toute personne rencontrée?....
Ou se réjouir de la méditation de Frère Cyrille qui va au-delà de la lecture première d'un texte, pour en faire surgir" la substantifique moelle" ?
"Plus nous prenons soin du blé, moins il y a d'espace pour l'ivraie" : c'est clair, net et précis!

Par Emma 18 février 2019 à 17 h 33 Répondre à ce commentaire

bonjour oui je suis victime du mal tres croyante je prie chaque jour Sanctuaire Montligeion lieu sacre aider moi merci

Par pillet yolande 18 février 2019 à 14 h 54 Répondre à ce commentaire

Réjouissons-nous, son retour est proche!

Par Nathalie Charbonneau 18 février 2019 à 13 h 50 Répondre à ce commentaire

je peux lire votre texte mais ne peux l'écouter il y a des tas de coupures

Par Bontoux 18 février 2019 à 12 h 23 Répondre à ce commentaire

Chers amis,

assis sur le banc du parvis,
je regarde la place en me demandant où est l’ivraie…

J’ai marché dans les rues, et j’ai vu, dans la vitrine,
des livres très sages qui parlent
de croissance personnelle de la connaissance de soi.
Mais ils n’y parlent pas de la connaissance du Dieu d’Amour.

Plus loin, j’ai vu des jeunes qui quittent leurs écoles
avec l’assentiment des politiciens
et « la quitteront, disent-ils, jusqu‘à ce que le CO2 soit sous contrôle ».
Pauvres enfants, qui veulent
comme nous, souvent, tout, tout de suite.

J’ai vu au carrefour des gilets jaunes
qui brandissent bruyamment les pancartes de leur désarroi.
Mais ils ne se réunissent jamais
pour célébrer humblement la joie du partage
de ce que le Père nous a donné.

Bien nombreux parmi ceux-ci
riront de nous en nous traitant de naïfs,
préférant crier leurs certitudes
que d'accueillir l’Esprit d'Amour
que Dieu nous propose à tous.

L’ivraie est dans la désespérance.
Elle grandit parmi nous.
Elle est si présente et séduisante
que certains jours, je désespère aussi.

Mais le Père nous recommande
de ne pas couper l’ivraie avant la récolte.
Il nous demande de ne pas déjà condamner à mort
ceux qui avec qui nous partageons le chemin.

A nous qui savons que l’Espérance revient à nous
chaque fois que nous reconnaissons l’avoir perdue.
Et qu’elle réchauffe notre pauvreté,
par la patience de l’amour, du partage et du pardon.

Bonne journée, chers amis.

Par Paul (Belgique) 18 février 2019 à 12 h 05 Répondre à ce commentaire

Merci, Paul, de cette lecture actualisée de cet évangile ...

Par MARIE THERESE COURCOUL 18 février 2019 à 12 h 17

Je n'ai que deux mots à ajouter Bravo et Merci
Blandine

Par maurice chaudey 18 février 2019 à 12 h 27

"
J’ai vu au carrefour des gilets jaunes
qui brandissent bruyamment les pancartes de leur désarroi.
Mais ils ne se réunissent jamais
pour célébrer humblement la joie du partage
de ce que le Père nous a donné."
Comment pouvez vous affirmer cela???
Les connaissez vous tous personnellement pour pouvoir affirmer cela???
Les gilets jaunes sont les premiers à dire qu'en se retrouvant aux ronds points ils ont (re)trouvé de la solidarité, de la convivialité...
Et puis en avez vous rencontré qui auraient ri de vous, de votre naïveté?
Et quand bien même est ce un si grand nombre que cela? Pensez vous donc qu'ils sont incapables, pour bon nombre, d'avoir du respect pour des "croyants naifs"?!...
Je trouve votre "tirade" sur les gilets jaunes bien peu bienveillante à leur égard, et bourrée de préjugés,... sous couvert de préjugés et d'Amour du Père...
Les seules certitudes qu'ont certains c'est qu'ils ont bien du mal à boucler les fins de mois!!!

Par Gilet arc-en-ciel 18 février 2019 à 13 h 58

Merci beaucoup pour votre intervention, cher Gilet arc-en-ciel !

Je me permettrai d’ajouter ici
que j’ai travaillé dans de nombreux milieux assez rugueux.
Une petite trentaine d’années dans les unités de combat.
Trois ans en Afrique, au milieu d’enfants qui – littéralement – mouraient de faim.
Une quinzaine d’années au service d'une communauté d’alcooliques
qui apprenaient l'abstinence.
Et mon travail actuel est toujours ouvert à tous, croyez-moi.
Je ne connais pas de gilet jaune...
j’habite dans une région campagnarde et tranquille.

Dans tous ces milieux de mon travail médical,
j’ai rencontré des personnes très négatives,
mais également des gens magnifiques
dont je garderai un souvenir ému jusqu’à la fin de ma vie.

Pardonnez-moi si je me suis mal fait comprendre.
je suis certain que, chez les gilets jaunes,
j’en rencontrerais de magnifiques également
.

Dieu est au milieu d’es gilets jaunes également.
En vous disant ce qui suit, j’espère me tromper
et que vous me corrigerez.
Mais dans aucun reportage,
je n’ai entendu parler d’une écoute attentive
de ce que Dieu nous demande :
nous aimer, partager librement, pardonner ensuite.
Ce sont les meilleurs outils contre la violence.

« Ce n’est pas l’endroit », me direz-vous peut-être.
Ce qui à mon avis serait une erreur.
Dieu est avec chacun de nous, où que nous soyons.

Je vous souhaite un bon chemin, là où vous êtes.

Fraternellement,

Paul.

Par Paul (Belgique) 18 février 2019 à 16 h 25

De votre commentaire, Paul, ont surgi quelques réflexions :

1. - " … des livres très sages qui parlent
de croissance personnelle de la connaissance de soi.
Mais ils n’y parlent pas de la connaissance du Dieu d’Amour".

Dans "LA FERMETURE A L AMOUR" (Lytta Basset) :
"Il y a de quoi s'étonner : l'article "Je crois que je suis aimé-e de Dieu" est absent du Credo dit SYMBOLE DES APÔTRES, la plus ancienne des confessions de foi chrétiennes. Mais que m'importe ce que Dieu a voulu ou ce que Jésus a accompli, si je n'ai aucune raison de croire que je suis aimé-e, moi en particulier ? Où irais-je chercher une telle assurance, pour pouvoir me réjouir d'exister ?"

Ma formation chrétienne assurée par une famille "très chrétienne" et par des religieuses dans des pensionnats, a été axée principalement sur le dogme et la morale. C'était bien avant Vatican 2. Quel revirement, jamais terminé (heureusement !), il m'a fallu tenter de faire par la suite !…

2. -"L’ivraie est dans la désespérance".

Oh, que oui ! Traverser la vie avec l'espérance des désespérés.


3. " Il nous demande de ne pas déjà condamner à mort
ceux qui avec qui nous partageons le chemin".

L'espérance, toujours et partout.

Merci Paul !

Par Esperanza 18 février 2019 à 16 h 31

Merci Paul.

Par Binome 18 février 2019 à 19 h 06

Un texte d'une grande profondeur spirituelle accompagné d'un commentaire qui ne l'est pas moins. Jésus nous invite à la confiance. Le mystère du mal nous échappe. Il faut avoir confiance dans l'amour de Dieu qui, in fine, l'éradiquera. Voici une invitation à ne pas s'épuiser dans des combats contre soi (souvent sur la base d'injonctions sociales
) et à juger les autres, mais à occuper cette énergie à faire le bien, à encourager ce qui édifie l'humain, à faire grandir la justice et la paix.

Par Bruno CADEZ 18 février 2019 à 11 h 04 Répondre à ce commentaire

BONJOUR Frère Cyrille-Marie, bon jour vous tous,
Fille de la campagne, j'aime l'interprétation du geste auguste du semeur-souvenir de mon enfance- la Parole est semence, et nous sommes la terre,, toutes les terres, les sèches, arides, les riches et les cailloux et les ronces, attendons le temps des moissons en patience et par la grâce du Seigneur..................EN ATTENDANT "rayonnons de vérité" votre méditation m'ouvre encore les yeux!MERCI car le potentiel de violence du monde m'étourdit.....
Marguerite;
l

Par marguerite 18 février 2019 à 10 h 51 Répondre à ce commentaire

Suis je le bon grain ou l'ivraie
FAIsque je ne sois,Pas orguiileux

Par DELON colette 18 février 2019 à 10 h 28 Répondre à ce commentaire

Oui, c'est une parabole très éclairante sur cette éternelle interrogation de l'homme.
Se demander pourquoi le mal existe revient à regretter que la terre ne soit pas un Paradis (même dans les îles dites paradisiaques, il doit bien y avoir des insectes piqueurs). Et puis, dans le jardin d'Eden, il y avait déjà le serpent.
En fait, ce que dit Jésus, c'est que le mal coexiste avec le bien, tant dans la nature que dans le coeur de l'homme. Et vouloir l'éradiquer à tout prix fait autant de dégât dans l'une que dans l'autre, beaucoup de tristes expériences en témoignent. Lu quelque part : "Tu ne peux pas maintenir ton ennemi à terre sans y rester avec lui". Et puis parfois, un bien naît d'un mal.
La seule solution, comme l'explique le frère Cyrille,, est de me détourner du mal pour concentrer mon attention sur le bien à faire. C'est la fameuse histoire du loup blanc et du loup noir qui s'affrontent en chacun de nous. Celui qui gagne, c'est celui que nous avons le mieux nourri.
Certes, "là où le péché abonde, la grâce surabonde". Cependant, ceux qui incarnent la charité et la vérité dans des milieux dominés par l'égoïsme et le mensonge, ont intérêt à ne pas être seuls. Parce que justement, ils vont déchaîner contre eux, au moins dans un premier temps, l'hostilité de ceux qui se sentent menacés. La force constructive triomphe en fin de compte, mais ça peut être long, et le prix à payer élevé, ...

Par antoinette 18 février 2019 à 10 h 27 Répondre à ce commentaire

Et autre chose : la mal est sournois, l'ennemi vient de nuit semer l'ivraie. Je me rappelle un livre de Balzac, racontant les manoeuvres fomentées dans l'ombre par un prêtre jaloux, pour détruire la réputation d'un confrère trop rayonnant de charité. J'ai oublié la fin, mais je pense qu'elle n'était pas heureuse, (Balzac ne faisait pas des films holiwoodiens).

Par Antoinette 18 février 2019 à 10 h 39

Et si elle était là, la plus grande ruse de l'ennemi : tenter de nous faire croire que, par le malheur qui frappe, Dieu pourrait vouloir nous punir ou nous éprouver? Le piège est d'autant plus redoutable que le malheur nous éprouve réellement et que Dieu nous accompagne lors que nous le traversons : "Il m'appelle, et moi, je lui réponds ; je suis avec lui dans son épreuve" (Ps90,15). Présence qui nous sauve et nous fait grandir à ses côtés effectivement. Mais l'issue ne présume pas de la cause.
"D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?” demandent les serviteurs. La question du pourquoi toujours se pose, et vient en premier lieu. C'est Job qui crie vers Dieu : "Si j’ai péché, en quoi t’ai-je offensé, “toi, le gardien de l’homme ?” Pourquoi me prendre pour cible, pourquoi te serais-je un fardeau ?" (Jb7,20) "; Job qui se plaint : "J’espérais le bonheur, et le malheur survient ; j’attendais la lumière, et vient l’obscurité !" (Jb30,26)
Mais ce "pourquoi" qui monte des tripes, qui parfois ébranle nos fondations, est aussi celui qui fait se tourner vers Dieu. C'est à lui qu'il est adressé et que fait Dieu dans sa réponse à Job sinon dire qu'en tout il se donne à voir, en tout il est là? "C’est par ouï-dire que je te connaissais, mais maintenant mes yeux t’ont vu" dira Job enfin (Jb42,5). N'est-ce pas ainsi que le piège s'écarte, que le pourquoi cède à la vraie question : comment? Comment traverserai-je? Et que vient la seule réponse qui soit : "avec toi".
Merci fr Cyrille!

Par Audrey 18 février 2019 à 8 h 01 Répondre à ce commentaire
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